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Planche N°001 · 2026
Santé et sécurité Mis à jour le Par Méthodologie

Un exosquelette présente-t-il des risques pour son utilisateur ?

La réponse en détail

Un exosquelette est présenté comme une aide, mais il modifie la façon dont on bouge. L'INRS, dans sa page d'identification des risques mise à jour le 23 mai 2018, décrit les points de vigilance à connaître avant de l'introduire. Ceci n'est pas un avis médical : nous rapportons les catégories de risques identifiées.

Ces risques concernent d'abord l'usage professionnel, mais ils éclairent aussi tout achat personnel : un appareil qui ajoute du poids, des frottements ou une nouvelle façon de marcher n'est pas neutre pour le corps. Le sujet n'est pas d'écarter ces appareils, mais de les introduire avec méthode : mieux vaut connaître les points de vigilance avant l'essai que les découvrir après plusieurs semaines de port.

Ce que dit l'INRS

  • Risques mécaniques : collisions avec des tiers ou avec l'utilisateur, écrasement entre éléments mobiles, lésions articulaires si le mouvement dépasse les limites physiologiques, frottements, abrasions et compression nerveuse.
  • Charge physique : surcharge liée au poids et à l'encombrement, troubles musculosquelettiques induits ou aggravés, déséquilibre et contraintes posturales, perturbations sensorielles après le retrait, désadaptation et fonte musculaire locale à moyen terme.
  • Charge mentale : perte de contrôle et d'autonomie, exigences d'attention accrues, modification des habiletés motrices et sensitives demandant une réadaptation.

La foire aux questions de l'INRS ajoute que la réduction des troubles musculosquelettiques reste limitée à des contraintes biomécaniques précises, avec un risque de déplacement des contraintes vers d'autres zones du corps.

Mode d'emploi pas à pas

  1. Identifiez ce que l'appareil doit réduire : une posture, une charge, une fatigue précise.
  2. Vérifiez qu'aucune solution collective plus simple ne répond au même besoin.
  3. Faites évaluer les risques du poste avec le service de santé au travail avant l'essai.
  4. Essayez progressivement, sur des durées courtes, en surveillant frottements, gêne et fatigue.
  5. Arrêtez et signalez toute douleur nouvelle, tout déséquilibre ou tout inconfort persistant, à la personne chargée de la prévention.

Erreurs fréquentes

Les risques sont souvent sous-estimés parce que l'appareil est présenté comme protecteur.

  • Considérer un exosquelette comme un équipement de protection individuelle, ce que l'INRS exclut.
  • Le porter longtemps dès le premier jour, sans période de familiarisation.
  • Ne regarder que la zone soulagée sans surveiller les autres zones du corps.
  • Négliger la peau : frottements et compressions apparaissent vite sur les points d'appui, surtout par temps chaud.

Ce qu'il faut retenir

L'INRS identifie des risques mécaniques, des risques de charge physique et des risques de charge mentale liés aux exosquelettes. Un appareil n'est ni neutre ni un équipement de protection. Introduisez-le progressivement, avec le service de santé au travail, et arrêtez en cas de gêne. Ceci n'est pas un avis médical, et l'INRS souligne que le suivi doit être organisé collectivement. Pour le suivi, lisez notre question sur l' avis du médecin du travail et notre article sur la réglementation au travail.

Sources