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Planche N°001 · 2026
Santé et sécurité Mis à jour le Par Méthodologie

Faut-il un avis du médecin du travail pour porter un exosquelette ?

La réponse en détail

Porter un exosquelette modifie les postures, l'équilibre, l'effort cardiaque et parfois la sensibilité. L'INRS estime en conséquence qu'il appartient au service de santé au travail de déterminer l'aptitude, en croisant l'état de santé de la personne et la situation de travail, et d'évaluer les intérêts et les limites de l'usage de l'appareil.

Ceci n'est pas un avis médical ni un conseil juridique : nous rapportons ce que dit l'INRS, dans sa foire aux questions mise à jour le 23 mai 2018. Pour votre cas, seul le médecin du travail peut se prononcer.

Ce que disent les sources

  • Aptitude : il appartient au service de santé au travail de l'apprécier, au vu de l'état de santé et du poste (INRS).
  • Association : l'INRS préconise que le service de santé au travail soit associé à l'évaluation et au suivi.
  • Guide d'intégration : le médecin du travail doit être associé, pour l'avis médical, les recommandations d'utilisation et l'évaluation des risques.
  • Lombalgie : l'Assurance Maladie mentionne l'adaptation du poste et la visite de pré-reprise parmi les leviers du maintien dans l'emploi.

Le jugement porte sur la personne et sur le poste à la fois : un même appareil peut convenir à un salarié et pas à un autre. Un exosquelette peut faire partie d'une adaptation de poste : c'est aussi la condition citée pour l'aide financière de l'Assurance Maladie, dont nous parlons dans notre question sur les aides financières.

Mode d'emploi pas à pas

  1. Signalez au service de santé au travail que l'employeur envisage un exosquelette pour votre poste.
  2. Faites décrire les gestes, les charges et les postures par une analyse du poste.
  3. Présentez votre état de santé, notamment cardiaque, articulaire et d'équilibre.
  4. Demandez des recommandations d'usage : durée de port, fréquence, signes d'arrêt.
  5. Prévoyez un suivi et un point après quelques semaines d'usage, avec le même médecin si possible.

Erreurs fréquentes

Ces erreurs viennent d'un achat décidé sans concertation.

  • Acheter ou imposer l'appareil sans avoir consulté le service de santé au travail.
  • Cacher un problème de santé, cardiaque ou d'équilibre par exemple, qui pourrait changer l'avis.
  • Considérer que l'exosquelette dispense d'un suivi médical.
  • Ignorer une gêne ou une douleur nouvelle pendant le port, au lieu d'en parler au médecin du travail.
  • Croire que l'avis rendu pour un poste vaut pour un autre poste ou un autre modèle.

Ce qu'il faut retenir

L'INRS recommande que le service de santé au travail apprécie l'aptitude au port d'un exosquelette et soit associé au suivi. Seul le médecin du travail peut se prononcer sur votre cas : sollicitez-le avant l'essai, et informez-le de tout changement de modèle ou de poste. Ceci n'est pas un avis médical ni un conseil juridique. Pour le cadre général, lisez notre article sur la réglementation des exosquelettes au travail.

Sources