Un exosquelette de ski réduit-il vraiment la fatigue des cuisses ?
La réponse en détail
Le principe est cohérent : au ski, les cuisses encaissent l'essentiel des efforts de flexion et d'amortissement, et un exosquelette à ressorts reprend une partie de cette charge. Le fabricant du Ski-Mojo indique que le dispositif prend en charge environ un tiers du poids du corps, et notre fiche produit évoque une réduction de la charge sur les quadriceps de 30 à 33 %. Sur le papier, la réponse du fabricant est donc oui.
Reste la question de la preuve. Le fabricant cite des études d'électromyographie menées depuis 2008, notamment par le département scientifique de la Fédération française de ski : selon lui, les quadriceps travaillent en moyenne à 70 % de leur activité de référence. Il ne publie toutefois ni effectif, ni date, ni protocole complet sur sa page. Nous n'avons pas pu lire d'étude indépendante portant sur ce modèle précis : ces valeurs sont donc à prendre comme des données du fabricant.
Comment ça marche concrètement
Le Ski-Mojo est un exosquelette passif : des ressorts se compriment quand vous fléchissez les jambes et restituent l'énergie quand vous vous relevez, sans moteur ni batterie. En position de ski, ils absorbent une partie des forces de compression qui s'exercent sur les genoux, les cuisses, les hanches et le bas du dos, d'après notre fiche.
Le fabricant décrit aussi un rééquilibrage entre l'avant et l'arrière de la cuisse : les ischio-jambiers travailleraient à 110 % de leur activité de référence et le rapport ischio-jambiers sur quadriceps s'améliorerait de 27 %. Ces chiffres sont, eux aussi, ceux du fabricant.
- Effet annoncé : environ un tiers du poids du corps repris par le dispositif.
- Quadriceps : environ 70 % de leur activité de référence (chiffre du fabricant).
- Ischio-jambiers : environ 110 % de leur activité de référence (chiffre du fabricant).
Pour qui et dans quels cas
Le bénéfice attendu concerne surtout les longues journées, quand la fatigue des cuisses s'installe en fin d'après-midi, et les skieurs qui veulent ménager leurs genoux. Le fabricant précise que le Ski-Mojo s'adresse à tout adulte de plus de 1,55 m, et que son but principal n'est pas de stabiliser le genou latéralement : ce n'est pas une attelle.
Si une douleur ou une pathologie vous gêne, un avis médical passe avant l'équipement. Pour l'ensemble des bénéfices et des limites sur les pistes, lisez notre guide complet de l'exosquelette de ski.
Limites et précautions
Moins de fatigue musculaire ne signifie pas zéro risque de blessure : la technique, la condition physique, l'échauffement et la prudence restent déterminants. Notre fiche rappelle que beaucoup de blessures surviennent en fin de journée, quand la fatigue altère les réflexes ; l'exosquelette peut aider à rester frais, mais il ne remplace ni la préparation ni la vigilance.
Le fabricant indique aussi que la marche devient plus difficile quand les ressorts sont activés : il faut alors couper l'assistance. Enfin, le ressenti reste individuel. Le fabricant affirme que 87 % des utilisateurs s'adaptent en moins d'une demi-journée, un chiffre qui vient de lui.
- Considérer tous les pourcentages comme des données du fabricant.
- Essayer avant d'acheter quand c'est possible.
- Prévoir une demi-journée d'adaptation avant de juger le ressenti.
Ce qu'il faut retenir
Oui, le mécanisme est conçu pour soulager les cuisses, et le fabricant chiffre l'effet à environ un tiers du poids du corps repris par le dispositif. Comme ces chiffres n'ont pas été confirmés par une étude indépendante que nous ayons pu lire, gardez un regard critique et, si possible, essayez avant d'acheter. Ceci n'est pas un avis médical : en cas de douleur au genou, consultez un professionnel de santé.